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Quel rapport y-a-t-il entre la physique quantique et la thérapie brève stratégique ? Ces deux disciplines, apparemment si distantes, laissent entrevoir une même vision du monde. Quand on pratique la thérapie brève depuis de longues années, on se rend compte d’une chose essentielle : Il ne sert à rien d’étudier isolément le comportement d’un patient. Celui-ci n’a de sens que dans un environnement incluant d’autres personnes (famille, collègues, etc.) reliées les unes aux autres et s’influencent mutuellement. Le thérapeute, qui lui est en lien avec le patient, se retrouve ainsi, par-delà, relié à tout cet environnement social en interaction et en interdépendance. De leur côté, les physiciens ont étudié les plus petites particules de matière en tentant de les isoler. Donc en supprimant toute interaction. Ils rencontrèrent alors ce qu’ils nommèrent : « le problème de la mesure ». Selon le choix du dispositif d’observation utilisé, donc selon le choix de l’observateur, la particule change de comportement : tantôt elle se conduit comme un corpuscule, tantôt comme une onde. Les physiciens durent admettre qu’ils étaient inexorablement reliés aux minuscules particules qu’ils s’efforçaient d’isoler. La relation – leur relation à l’objet observé – s’était invitée dans leurs travaux. Ainsi, par des voies bien différentes, physiciens et thérapeutes stratégiques furent-ils amenés à interroger les fondamentaux de notre monde de pensée occidental. S’il faut renoncer à l’objectivité, voire à la causalité, que pouvons-nous connaître du monde ? Comment penser notre relation au monde (donc aussi aux autres) ? Telles sont finalement les questions qui se sont imposées à ces deux disciplines. Ces questions en entraînent une autre, bien plus vaste encore, à savoir : qu’est-ce que l’esprit ? Ce livre propose une vision du monde fondée sur la relation. Il nous invite à nous percevoir à l’intérieur du monde et non extérieur à lui. Il nous propose une réflexion sur l’art de résoudre nos problèmes psychologiques et sur celui « d’habiter le monde ».

 

Pour atteindre le but, il faut l’abandonner. Cette étrange assertion de Gregory Bateson, père fondateur de l’approche systémique, est le fil conducteur de ce livre. Il explore les processus que nous mettons en œuvre lorsque nous poursuivons un but, quel qu’il soit. D’abord le rétrécissement du champ de la conscience qui se produit alors, lorsque nous ne prenons plus en compte que les informations susceptibles de nous rapprocher du but.  Nous voici donc en plein paradoxe : d’une part, la poursuite acharnée de nos buts engendre des effets désastreux, d’autre part, il nous est impossible de ne pas en avoir. Toutes nos actions sont orientées vers un but. Mais alors quelle est la solution ? L’auteur nous indique deux voies : la première est celle de la thérapie stratégique.  La seconde voie est une voie plus spirituelle, et nous entraîne vers la philosophie du non agir développée par le taoïsme.

Dans une cabane en forêt, deux hommes se rencontrent et parlent. L’un, surnommé le Baron, cherche son chemin de vie. Un chemin rendu plus difficile encore par la découverte de l’autisme de son fils. Cherchant de l’aide du côté des thérapies analytiques, il s’enfonce dans une douloureuse impasse, dont l’autre, un étrange personnage surnommé l’Indien, l’aidera à sortir. En lui révélant progressivement une conception différente des problèmes psychologiques et de leur solution, l’Indien, insensiblement, modifiera profondément la vision du monde du Baron, l’orientant vers une vie plus heureuse. Roman initiatique, ce livre s’adresse à tous, même si les professionnels de la « santé mentale » pourront s’amuser à reconnaître, à peine grimés, certains éminents représentants de l’approche systémique. Il poursuit un double objectif : raconter une « belle histoire » et, au-delà, proposer une nouvelle vision de l’être humain, celle d’un homme relationnel.